La tornade d'intensité EF1 (rafales de vent compris entre 135 et 175km/h) a pris naissance en mer, au sein d'un système convectif de méso-échelle actif (MCS). Un axe de convection profonde plus intense, structuré sous une forme quasi-linéaire (QLCS), était ainsi en place en mer plusieurs dizaines de minutes avant la formation de la tornade, avec extension de l'activité convective profonde sur l'ouest du département du Var.
L'analyse des échos radar suggère le développement d'une série de misocyclones le long de ce QLCS dès 07h locales. L'un d'entre eux circule en phase avec une cellule convective virulente, qui remonte en flux de SSO depuis le large et balaie la commune de Sanary-sur-Mer entre 07h25 et 07h35 locales. Les fortes réflectivités associées laissent penser que les mouvements verticaux, très intenses et persistants au sein de cette cellule, ont permis un développement du vortex jusqu'à un stade de tornade, ce que ne sont pas parvenues à réaliser les autres cellules composant ce système convectif.
L'ensemble circulait au sein d'un flux fortement cyclonique de secteur SSO, piloté par un imposant thalweg d'altitude qui, au même moment, abordait l'ouest du pays. Le flux de surface, très rapide et orienté au secteur SE, advectait dans le même temps sur le Var une masse d'air très douce et fortement chargée en humidité dans les basses couches de l'atmosphère, y induisant une instabilité latente modérée. Cette configuration propice à des développements orageux a été associée à des cisaillements profonds supérieurs à 20 m/s à proximité du Var, assurant ainsi un contexte favorable à une convection organisée. Cette dernière a par ailleurs bénéficié d'intenses cisaillements de basses couches, qui ont constitué l'un des moteurs essentiels au développement de cette tornade.
- principaux dégâts : toitures endommagées (>20%), gros arbres déracinés ou étêtés, poteaux électriques (bois) brisés net, lampadaires pliés, légères projections de débris.
Vidéo montrant l'étendu des dégâts :