Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Météo en France
  • : Le temps en France et dans le monde et les événements climatiques et météorologiques
  • Contact

Recherche

Nombre de visites

total visiteur :

connecté(s) actuellement : 

 

 

29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 23:00

Source La Chaîne Météo (http://actualite.lachainemeteo.com) :

Un violent orage de grêle s’est abattu sur les vignobles du Var. 6 000 hectares de vignobles ont été totalement détruits, ce qui représente 70 à 100% des terres de certains viticulteurs. Localisé sur le centre du Var, l’orage de grêle a été d’une telle violence que certains l’ont confondu avec une tornade. Celui-ci s’est produit sur le centre du Var, les communes de Pignans, Carnoules, Flassans-sur-Issole, Carcès, Besse-sur-Issole, Brignoles, Correns, Cotignac, Le Val et Montfort-sur-Argens ont été les plus touchées. Selon un premier bilan, une dizaine de caves coopératives est concernée ainsi que 30 à 40 vignerons indépendants produisant des AOC Côte de Provence, des AOC Coteaux Varois et des Vins de Pays.

Partager cet article
Repost0
22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 23:07

Source CatNat (http://www.catnat.net) :

C’est un véritable déluge qui s’est abattu dans le nord-est de la France par retour d’Est. Des orages d’une rare violence ont provoqué des inondations dans la région de Nancy. C’est un puissant orage qui a déboulé au dessus de la ville en milieu de soirée accompagné de fortes pluies et d’une forte activité électrique, ce qui a eu pour conséquence de provoquer des inondations instantanées. Dans certains quartiers l’eau a atteint les 2 m de hauteur.

De violents orages accompagnés de fortes précipitations ont provoqué des inondations, à Nancy (l'Est de l'agglomération ayant été la plus affectée), dans la nuit, conduisant les pompiers à mener plus de 460 interventions rien qu'en Meurthe-et-Moselle. Une cellule de crise a été ouverte dans la nuit par les services de l'Etat. Une personnes est décédée. A Nancy, un sous-plafond est tombé sous le poids de l'eau, obligeant à reloger 15 personnes. D'autres groupes de personnes sont relogées au cas par cas. Une personne âgée a été découverte décédé à son domicile inondé au cours d'une intervention des pompiers. Par ailleurs, un camion de pompiers et un bus urbain sont entrés en collision, blessant grièvement un pompier et légèrement deux passagers du bus. Le soldat du feu, qui est tombé dans le coma et a été transporté vers le centre hospitalier de Nancy où il s'est réveillé. Deux cents pompiers, répartis dans 80 véhicules,ont été mobilisés sur le terrain. A Essey-lès-Nancy, certaines avenues sont ensevelies sous 2 mètres d'eau, avec un très fort courant qui a empêché les pompiers de traverser. De nombreuses voitures ont été emportées sur plusieurs centaines de mètres. Environ 5.000 habitants sont privés d'électricité dans toute l'agglomération, dont près de la moitié sur la seule commune de Nancy. Dans la quartier de la Commanderie, à Nancy, plus d'un mètre d'eau a inondé les caves en quelques minutes. Une maison s'y est d'ailleurs presque totalement effondrée.

Les précipitations de la nuit ont battu un record absolu à Nancy : on a relevé 86 mm en trois heures, dont 49 mm en une heure et 15,7 mm en à peine six minutes. Ce qui représenterait trois semaines de pluies d'un mois de mai normal. 

A la station d'Essey, près de Nancy, un orage diluvien s'est produit vers minuit, déversant des trombes d'eau. Les cumuls observés sont exceptionnels pour la région, puisqu'il s'agit tout simplement d'un record. Il est tombé 112 mm en 24 heures, mais surtout 82 mm en deux heures entre 22h et minuit

Ces orages ont provoqué aussi quelques inondations dans le Bas-Rhin, où un collège sera fermé alors que les pompiers ont effectué plus de 700 interventions. Les secteurs les plus touchés sont ceux de Benfeld et de Barr, où le collège a été inondé au niveau de son sous-sol. Les 24 internes et trois personnels habitant sur place ont été relogés, ont précisé les pompiers. La commune de Bernardvillé a été touchée par une crue torrentielle. Les pompiers n'ont pas fait état de blessés et les dégâts restent en général limités.

Dans la région d'Ajaccio des inondations localisées ont également été rapportées. La route départementale 81 a été coupée entre Ajaccio et la station balnéaire de Sagone, sur la côte occidentale, du fait d'un éboulement de terrain. Quelque 350 touristes devaient être déplacés dans la journée d'un hôtel proche de Sagone, l'établissement ayant été inondé et privé d'électricité dans la nuit. Dans la station balnéaire de Porticcio, sur la rive sud du golfe d'Ajaccio, huit personnes ont dû être hélitreuillées de la maison qu'elles occupaient, celle-ci ayant été envahie par les eaux. Les pompiers ont dû intervenir fréquemment sur des routes inondées et pour des problèmes de caves inondées et de toitures détériorées.  Le niveau de ces précipitations, quatre fois supérieur à celui enregistré habituellement en mai, a été de 120 mm en douze heures.

Dans un contexte fortement dépressionnaire, des pluies très abondantes à caractère orageux se sont produites ces derniers jours. Cette situation s'explique par une situation de blocage sur la France qui se trouve au coeur d'un conflit de masses d'air entre l'air frais qui descend des îles britanniques vers l'Espagne et l'air chaud remontant de Méditerranée.

Partager cet article
Repost0
15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 00:28

Source La Chaine Météo (http://actualite.lachainemeteo.com) :

Le temps n'est pas perturbé que sur la France ces dernières semaines, c'est toute l'Europe qui connait une situation dépressionnaire. Cela engendre parfois des épisodes remarquables, comme actuellement en Bosnie. Depuis plusieurs jours, la ville de Sarajevo était plutôt épargnée par les dégradations, avec un flux de sud chaud et stable, les maximales avoisinant quotidiennement les 30°C.
Un système dépressionnaire venu d'Italie s'est ensuite décalé vers les Balkans, accentuant encore la chaleur à l'avant, par flux de sud. La maximale observée a atteint 29,2°C, soit 7°C au-dessus des moyennes de saison, situées à 22°C dans la région. A titre de comparaison, Sarajevo connait des températures similaires à celles de Marseille ou Bastia au mois de mai.

 Au passage de la dépression, de violents orages se sont produits dans la région, accompagnés de 40 mm de pluie et de bourrasques de vent. Ensuite, les précipitations ont pris un caractère plus régulier, et surtout le vent du nord s'est levé. La température a très rapidement chuté au fil des heures, la baisse étant encore renforcée par l'isothermie.
Il ne faisait que 4°C au lever du jour, puis la neige a peu à peu pris le relais de la pluie pour tomber de manière très soutenue tout au long de la matinée. En mi-journée, une couche au sol de 10 cm est présente dans les rues de Sarajevo, ce qui est plus qu'exceptionnel dans cette région une mi-mai ! Dans d’autres villages autour de la capitale, la couche de neige atteignait 30 cm.
Cet hiver avait déjà été particulièrement neigeux en Bosnie, avec deux mois de neige au sol, des minimales de -20°C et 1m10 d'accumulation maximale. C'était déjà exceptionnel, les températures hivernales de Sarajevo étant proches de celles... de Milan

Vidéo :


 
Partager cet article
Repost0
12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 00:47

Source La Chaîne Météo (http://actualite.lachainemeteo.com) :

La France a connu son premier coup de chaleur généralisé. A l'exception de la Bretagne, concernée par des précipitations et une grande fraîcheur (pas plus de 13°C sur le Finistère), les maximales ont dépassé les 20°C sur l'ensemble de la France. Le golfe du Lion connaissait aussi des valeurs plus fraîches, de l'ordre de 18°C sous les entrées maritimes.
C'est comme souvent entre le sud-ouest et le Massif Central que la chaleur a été la plus pesante, et l'on peut même parler de températures caniculaires. La barre des 35°C a en effet été dépassée très localement, en revanche il ne s'agit bien entendu pas de canicule en raison du caractère très éphémère de ce coup de chaud. Voici les maximales plus élevées mesurées hier :
- 35,6°C à Cabanac-et-Villagrains (33)
- 34,6°C à Dax (40), où le record décadaire a été battu
- 34,3°C à Aïcirits (64)
- 34°C à la pointe de Socoa (64)
- 33,8°C à Rion-des-Landes (40)
- 33,6°C à Sauternes (33)

En ville, les thermomètres ont également affiché 32°C à Vichy ou Brive-la-Gaillarde, 31,6°C à Bordeaux ou encore 30°C pour Strasbourg et Angoulême. En revanche, la région toulousaine, concernée par le vent d'autan, n'a pas vu les maximales dépasser 25°C. Il a aussi fait jusqu'à 28°C dans Paris intra-muros et près de 26°C à Lille. Ces températures se situent environ 8 à 10°C au-dessus des moyennes de saison.
La chaleur persistera encore sur les régions méridionales, avant de se limiter peu à peu à la Méditerranée. Ensuite, c'est tout le pays qui sera sous la fraîcheur avec même la possibilité du retour de quelques rares gelées matinales.

Partager cet article
Repost0
12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 00:36

Source Keraunos (http://www.keraunos.org) :

Les cellules orageuses qui se sont formées sur le Nord - Pas de Calais, en fin d'après-midi et début de soirée de ce 10 mai, ont évolué dans un environnement fortement cisaillé, propice au développement de tornades.

De fait, l'une de ces cellules, initiée sur le département du Nord, a donné naissance à une tornade après avoir gagné la Belgique. Cette tornade a pu être filmée par un témoin, sur le secteur de Zaffelare, proche de Gand (à environ 40 km au nord-est de Lille).

C'est en se décalant vers la Belgique que les orages se sont davantage organisés, avec la formation de plusieurs supercellules actives. Sous l'une d'elles, une tornade a pu se développer, touchant brièvement le sol. Classée en catégorie F0-F1, elle a été associée à des vents compris entre 150 et 200 km/h. Les villes de Desteldonk et Zaffelare (Flandre-Orientale) ont été impactées, avec des dégâts aux habitations et aux lignes électriques. Les maisons les plus touchées ont connu d'importantes destructions.
La situation synoptique sur la France et le nord de la Belgique n'était pas sans rappeler celle d'Hautmont en Août 2008. Un rapide flux de sud-ouest en altitude était associé à une advection d'air chaud et instable. Le risque était donc présent sur l'extrême nord du pays jusqu'au Danemark, même si les cellules orageuses sont restées localisées.

 

Vidéo :

 


 

Source Météo World :

Une tornade a touché le comté de Kidlington situé à quelques kilomètres au nord d’Oxford au Royaume-Uni faisant quelques dégâts.
De violents orages supercellulaires accompagnés de grêle ont touché la zone prise au contact de deux masses d’air. La première venant du nord apportant de l’air froid, et la seconde remontant du Sud en passant l’Espagne et la France, apportant de l’air chaud.
La vidéo nous montre la grêle, qui a recouvert parfois de plusieurs centimètres, certaines zones de la région d’Oxford. Les phénomènes de tornades sont très rares dans cette région.

Vidéo :

 


 
Partager cet article
Repost0
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 23:26

Source La Chaîne Météo (http://actualite.lachainemeteo.com) :

Une dépression tropicale en mer des Caraïbes provoque un temps particulièrement instable sur l'arc Antillais depuis quelques jours. La Guadeloupe placée en vigilance orange pour les fortes précipitations a été touchée par de violents orages. On a observé des cumuls de pluie importants, notamment dans la région de Pointe-à-Pitre avec 313 mm au Raizet, soit l'équivalent de 3 mois de pluie pour la région en cette saison. Les cumuls de pluie ont également atteint jusqu'à 174 mm à Baie-Mahault, 102 mm à Anse-Bertrand et 71 mm à Sainte-Anne. Ailleurs, ils ne dépassaient généralement pas les 20 à 60 mm.
Suite à ces pluies diluviennes, des inondations se sont produites dans les secteurs de Pointe-à-Pitre, aux Abymes et au Gosier. La préfécture indiquait qu'une personne était portée disparue, emportée par les eaux dans un canal des Abymes.

L'alerte orange a été levée car le risque d'averses orageuses sera plus faible. Toutefois, la situation reste potentiellement dangereuse puisqu'une nouvelle dégradation pluvio-orageuse est attendue, avec une journée à risque au regard des pluies déjà tombées et celles attendues : les sols sont en effet saturés d'eau et le risque d'inondation, de glissement de terrain et de débordement de cours d'eau restent plus que jamais d'actualité.

Partager cet article
Repost0
7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 22:03

Source Météo-World (http://www.meteo-world.com


 

) :

 

Le nord du Japon est en proie à de fortes pluies, principalement sur le Centre et le Nord du pays. Il est tombé en 2 jours 222 mm de précipitations à Hiroo, 115 mm à Muroran, 99 mm à Urakawa, 98 mm à Obihiro.
Ensuite, c’est une tornade qui a touché Tsukuba, une ville située à environ 50 km au nord de Tokyo, dans la préfecture d’Ibaraki. La tornade a endommagé environ 200 habitations. Une quarantaine de personnes ont été blessées et un adolescent de 14 ans a perdu la vie.
De violents orages ont aussi causé des dégâts. La foudre et la grêle ont perturbé temporairement les services ferroviaires.
L’agence météorologique du Japon avait lancé des alertes pour les régions de Tokai, Kanto et Tohoku en raison des conditions atmosphériques instables pouvant permettre la formation de tornades.

Vidéo :

Partager cet article
Repost0
6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 22:20

Source CatNat () :

La France a été balayée par une vague d'orages parfois violents et souvent accompagnés de chutes de grêle. Un violent orage de grêle s'est abattu dans le secteur de l'Arize en Ariège. La commune la plus touchée est Daumazan-sur-Arize, où le sol et les toitures ont été recouverts d'une couche de 10 à 20 cm de grêlons. Si les pompiers ont été sollicités une dizaine de fois pour aider les habitants à nettoyer leur cave, aucun dégât majeur n'a été constaté.

Bien que spectaculaire, ce genre d'épisode est, selon Météo France, courant en cette saison. A Toulouse, de petits grêlons sont également tombés sur le quartier des Minimes. Toulouse et la Haute-Garonne où la pluie s'est déversée en conséquence : « Durant ce trois-quarts d'heure, les précipitations ont atteint 7,6 mm d'eau en moyenne » explique un météorologue de la station météo de Blagnac. Là encore, les dégâts ont été quasi inexistants même si quelques inondations de sous-sol sont à déplorer.

Ensuite, il s'est abattu sur le Nord du département du Tarn touchant partiellement plusieurs communes. À Saint-Jean de Marcel, les potagers, les cultures et plusieurs toitures ont été endommagés. À Lescure-d'Albigeois, l'eau s'est infiltrée dans la toiture du magasin Réseau Pro et fait tomber partiellement le faux plafond. A Le Garric, les cultures ont été touchées par des grêlons gros comme des billes et la salle communale inondée. À Valdériès, une partie du plafond de la salle polyvalente n'a pas résisté, le dortoir de l'école maternelle a été inondé et des gouttières ont été obstruées.. À Tanus, la campagne s'est blanchie en quelques minutes. Des dégâts ont également été constatés sur des toitures et des cultures à Carmaux,Cagnac-les-Mines, Blaye-les-Mines, Saint-Benoît de Carmaux ou encore Tréban et Albi, dans les quartiers Ouest et Nord où les plantations ont été endommagées.

Un orage de grêle aussi violent que soudain s'est abattu aussi dans le Comminges, dans le secteur de Salies-du-Salat (Haute-Garonne).

L'épisode n'a duré que quelques minutes mais a provoqué quelques dégâts. La maison de retraite « Les Jonquilles » a ainsi subi des dégradations. Les gros grêlons tombés nombreux se sont agglomérés sur une terrasse. Ils ont causé des infiltrations dans le faux plafond de l'établissement et des dégâts des eaux dans plusieurs chambres. Personne n'a été blessé mais, au total, 26 personnes, des résidents, ont dû quitter leurs chambres. Elles ont été très rapidement relogées pour certains dans d'autres établissements dans le secteur proche de Salies-du-Salat et pour d'autres dans leurs familles.

En Ille-et-Vilaine, les pompiers ont effectué plus de 140 interventions, notamment pour des caves inondées, à la suite des fortes précipitations qui se sont abattues sur le département. Le phénomène orageux a principalement touché Rennes et la région de Liffré. La circulation a même dû être coupée sur l'autoroute A84 (Rennes-Caen), précisément entre Liffré et Saint-Aubin-du-Cormier, dans les deux sens de circulation après l'inondation de la chaussée. Les voies, situées dans un secteur en cuvette, ont, en effet, été recouvertes par une quarantaine de centimètres d'eau, bloquant tous les véhicules à cet endroit

Partager cet article
Repost0
29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 23:30

Source KERAUNOS (http://www.keraunos.org) :

Une tornade a été filmée et photographiée au sud-ouest de Toulouse ce dimanche 29 avril en fin d'après-midi.
Née au sein d'un système orageux très actif sur sa partie nord dont la nature exacte reste à déterminer (multicellulaire compact classique ou supercellule). Un témoignage fait état d'un atterrissage à proximité de Fonsorbes (31) avec dissipation au moins temporaire vers le croisement de la D50 et de la D68.

La tornade de faible intensité (très temporairement le haut de l'échelon EF1) a frappé le sud-ouest de l'agglomération toulousaine à 17h10 TU. Le phénomène, qui s'est développé au sein d'une structure orageuse de nature supercellulaire, a traversé une partie de la commune de Seysses, du sud vers le nord. Le cas a fait l'objet d'une communication tout à fait exceptionnelle, avec de très nombreuses photographies et vidéos.

Caractéristiques de la tornade :

intensité maximale : EF 1 soit des vents de 135 à 175 km/h

distance parcourue : 2,7 kilomètres

largeur moyenne : 100 mètres

commune traversée : SEYSSES (La Galianne, Couloumaras, Largenté, la Muraille)

département : HAUTE-GARONNE (31)

altitude moyenne du terrain : 179 m

type de terrain : territoires agricoles (terres arables hors périmètres d'irrigation)

Principaux dégâts : arbres couchés ou étêtés (résineux), arbres fruitiers cassés net ou grosses branches cassées, dégâts aux habitations (toitures faiblement endommagées), panneaux de signalisation ou publicitaires décrochés ou tordus, toiture d'un hangar d'une exploitation agricole endommagée, hangar et grange d'une exploitation agricole très endommagés (structure avec charpente, une partie des murs en briques) mais dont les fondations ont subsisté, un pylône électrique (basse tension) brisé (peut-être indirectement), un pivot d'irrigation couché, une serre atteinte (arceaux intacts).

Photos :

tornade_toulouse_29_04_2012.jpg

(www.infoclimat.fr/photolive-photos-meteo-138639-tornade-dans-le-sud-toulousain-vue-des-coteaux.html)

tornade_toulouse-II_29_04_2012.jpg

Vidéos :

 

 

 

 

 


 

           

       

La tornade de Seysses a fait l'objet d'une mobilisation et d'une communication tout à fait inédites. Il s'agit du cas de tornade le plus filmé et photographié à ce jour en France. La proximité de l'agglomération toulousaine n'est pas étrangère à cette situation: bon nombre d'habitants ont pu assister au phénomène, parfois à plus de dix kilomètres de distance.

 Même si la tornade a surpris par la largeur du buisson et par la grande netteté de la base du cône, son intensité n'a pas atteint de niveaux exceptionnels. L'inventaire et l'analyse des dégâts conduit à une tornade d'intensité EF1, cette dernière ayant temporairement atteint la partie haute de l'échelle lors de son passage sur la ferme de la Galianne. Certes les dommages sur le hangar impressionnent, mais ils sont à considérer en fonction de la nature de la structure elle-même: la charpente qui soutient la toiture est peu ajourée, les murs de soutènement sont peu épais et les briques ne constituent qu'une faible part des matériaux. Les débris emmenés à distance restent par ailleurs très légers.

Les autres dégâts s'apparentent davantage à une intensité EF0 ou petite EF1.

 

Analyse :

La tornade s'est formée dans le prolongement direct du mésocyclone d'une supercellule, peu de temps après que cette dernière eut connu une phase de dédoublement (split). La supercellule s'est formée vers 18 heures locales au sud-ouest de Muret, en Haute-Garonne, avant de connaître un développement relativement chaotique pendant une quarantaine de minutes. Elle s'est ensuite rapidement intensifiée au cours des 20 minutes qui ont suivi, générant ainsi peu avant 19 heures locales un split à l'ouest de Muret. La cellule moteur droit issue de ce dédoublement a ensuite pris la direction de Toulouse, tout en parvenant à entrer en phase tornadique. C'est à cet instant que la tornade a pu être observée par de nombreux témoins. La supercellule a ensuite poursuivi sa route vers le Tarn avant de s'y dissiper vers 21 heures locales.

 

La journée du 29 avril 2012 est marquée par le creusement d'un minimum à tous niveaux sur la Bretagne. Ce contexte fortement dépressionnaire a généré un flux très contrasté et rapide sur une grande partie du pays.

L'analyse du flux à l'étage moyen montre un fort cyclonisme associé à de vigoureuses advections d'air froid depuis les Pyrénées jusqu'à la Normandie. En moins de 24 heures, les températures à 500 hPa chutent de plus de 10°C sur une grande moitié ouest du pays. Cette intrusion froide est très dynamique et circule dans une branche de courant-jet. Les vitesses de vent simulées par le modèle pour cette journée excèdent ainsi localement 180 km/h vers 10.000 mètres d'altitude.

Dans le même temps, en surface, les conditions sont dépressionnaires, en périphérie d'un minimum très creux en transit sur la Bretagne. Un petit minimum secondaire se constitue sur Midi-Pyrénées en fin d'après-midi et tend à induire une convergence des vents de surface sur cette région.

 

Les trois principaux éléments qui semblent avoir favorisé la formation de cette supercellule tornadique tiennent à la présence conjointe en région toulousaine d'une instabilité convective relativement marquée, de cisaillements profonds très prononcés et d'une convergence des vents en basses couches.

En effet, les profils verticaux ont été sensiblement instabilisés en cours d'après-midi par des advections d'air doux et humide en basses couches depuis les Pyrénées jusqu'au nord-est du pays. Celles-ci se traduisent par la présence d'un axe de Θ'w élevées à 850 hPa, qui s'est constitué au fil de la journée, à l'arrière d'un front froid qui se décalait rapidement en direction de l'Allemagne. Cette langue d'air doux et humide a été surplombée par les fortes advections froides de l'étage moyen, constituant ainsi une configuration verticale instable.

Les valeurs de MLCAPE avoisinent 700 à 800 J/kg, avec une MUCAPE qui atteint localement 1300 J/kg. L'indice de soulèvement calculé sur la base d'une parcelle soulevée depuis le sol affiche pour sa part des valeurs proches de -5°K sur Toulouse. L'ensemble indique une atmosphère qui, certes, ne présente pas une instabilité remarquable, mais qui se caractérise néanmoins par des profils verticaux en mesure de supporter une convection profonde vigoureuse.

Les cisaillements verticaux du vent ont pour leur part présenté des valeurs très modestes en basses couches (inférieures à 5 m/s sur l'épaisseur 0-1 km, et à l'inverse très significatives sur l'épaisseur 0-6 km, avec des valeurs de 25 m/s.

L'hélicité relative dans les basses couches est elle aussi restée modeste, avec une SRH 0-1 km inférieure à 50 m²/s² (pour une valeur reconstituée de 37 m²/s² sur la base du vent réellement observé), et une SRH 0-3 km inférieure à 120 m²/s² (85 m²/s² sur le profil reconstitué). Ces valeurs sont en-deçà des seuils habituellement associés aux développements de supercellules et aux formations de tornades mésocycloniques.

Il est donc probable qu'un renfort local en vorticité ait favorisé la formation du phénomène, dans la mesure où une convergence des vents de surface était en position sur la région toulousaine lors de la genèse de la tornade. Le fait que cet axe de convergence soit bien alimenté en air humide a également pu contribuer à l'entretien de la convection dans cette zone et dès lors à un développement optimal de la structure convective.

En somme, même si la situation n'était pas incompatible avec des développements de tornades supercellulaires dans le sud-ouest du pays en cette fin d'après-midi du 29 avril, le potentiel était néanmoins limité, et c'est vraisemblablement des facteurs locaux qui ont permis la genèse de ce tourbillon. 

Partager cet article
Repost0
27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 00:19

Source La Chaine Météo (http://actualite.lachainemeteo.com) :

Le passage de la profonde dépression Petra sur les Iles Britanniques a engendré un épisode de vents forts sur le nord de la France, avec également un épisode de foehn sur les crêtes pyrénéennes.

Jusqu'à 100 km/h au nord de la Loire et 182 km/h sur les Pyrénées
Des Pays de la Loire à la Bretagne en remontant au Nord-Pas-de-Calais, les vents ont généralement dépassé les 60 à 70 km/h, pour atteindre en mer jusqu'à 112 km/h à l'Ile-de-Groix (56) et jusqu'à 100 km/h dans les terres, sur les collines de Normandie, à Argentan (61). Ailleurs, on a également enregistré des rafales à plus de 70 km/h en Ile-de-France, comme à Nemours (77) où l'on a atteint 81 km/h ou bien à Rouen (86 km/h).
Parallèlement, le vent de sud a soufflé violemment sur les crêtes pyrénéennes, avec des rafales à plus de 150 km/h atteignant même jusqu'à 182 km/h à la station d'Iraty (64). Cet épisode de foehn était d'ailleurs parfaitement visible sur les images satellite : le ciel s'est en effet complètement dégagé sur les crêtes pyrénéennes tandis que la grisaille s'est maintenu durablement sur le piémont.
Enfin, le vent de sud a également soufflé très fort en remontant la vallée du Rhône vers la plaine de Saône, avec des rafales dépassant les 90 km/h à Lyon par exemple.

Partager cet article
Repost0