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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 12:37

Source CatNat (www.catnat.net) :

Pour la France, ainsi que pour la Grande-Bretagne, la Belgique, l'Espagne et l'Allemagne : 2014 a été l'année la plus chaude depuis le début des relevés, en 1990, conclut Météo France dans son « Bilan climatique définitif 2014 ».

La température moyenne annuelle dans l'Hexagone (13,8°C) a dépassé de 1,2 °C la normale (mesurée sur la période 1981-2010). L'année 2014 se positionne ainsi devant 2011 (+ 1,1°C) et 2003 (+ 1,0°C). Ce record s'inscrit dans une tendance au réchauffement très nette, les 15 années les plus chaudes observées en France depuis le début du XXe siècle font toutes partie des 25 dernières années.

Les précipitations ont été excédentaires de plus de 20% en Bretagne, dans le Poitou, sur l'ouest des Pyrénées ainsi que dans le quart sud-est. La pluviométrie annuelle a souvent atteint une fois et demie la normale de l'Hérault à l'Ardèche et des Bouches-du-Rhône aux Alpes-Maritimes. En Ardèche, le record annuel de pluviométrie a été battu avec plus de 1900 mm cumulés sur l'année. À l'inverse, le sud de la Lorraine et le massif des Vosges ont connu un déficit proche de 20%. En moyenne sur la France et sur l'année, la pluviométrie a été supérieure à la normale de plus de 10%.

La durée d'ensoleillement annuelle a été proche de la normale sur la quasi-totalité du pays. Toutefois, les régions s'étendant de l'ouest de la Basse-Normandie au nord de la Bretagne ainsi que le sud des Pays de la Loire ont bénéficié d'un ensoleillement excédentaire de plus de 10 %.

Parallèlement à ces épisodes de chaleur, la France a connu des épisodes pluvieux intenses, et surtout des tempêtes et inondations à répétition.

Evolution de la température en France

Evolution de la température en France

Évènements météorologiques majeurs de l'année 2014


Tempêtes à répétition en février sur le nord-ouest de la France

Ulla, Petra, Qumeira, Ruth : le début de l'année 2014 a été marqué par un défilé de tempêtes et de perturbations venues de l'Atlantique, conséquence d'un anticyclone des Açores renforcé et d'une dépression d'Islande plus creuse que la normale. Cette situation météorologique a entraîné un courant d'ouest plus rapide sur l'Atlantique, ce qui a favorisé le passage des perturbations hivernales près de notre territoire. En liaison directe avec cette circulation atmosphérique, les vents qui ont soufflé sur la France ont été majoritairement d'ouest et de sud-ouest, apportant une grande douceur. Cet épisode, historique de part sa cadence, a eu de fortes répercussions sur la façade atlantique : d'une part la côte a globalement reculé de plus de 10 mètres — jusqu'à 40 mètres par endroits — et les plages se sont affaissées, s'érodant de 2 à 4 mètres ; d'autre part, l’été suivant, les vagues n’ont pas rapporté de sable comme à l’ordinaire, mettant à mal la capacité des écosystèmes à affronter de prochaines intempéries.

La tempête Ulla des 14 et 15 février 2014 a circulé au large de la Bretagne, avec une activité exceptionnelle sur les îles Britanniques. Cette tempête, qui a affecté le nord-ouest de la France, a été la plus violente de cet hiver sur la pointe bretonne avec des vents dépassant 150 km/h sur les côtes. Dans l'intérieur des terres, les vents de sud sud-ouest ont atteint en rafales 90 à 110 km/h.

Par ailleurs, entre les passages de Dirk fin décembre 2013 et Ulla, plusieurs autres tempêtes se sont succédé sur le pays, durant la première quinzaine de février, avec notamment Petra les 4 et 5 février, Qumeira les 6 et 7, Ruth le 8 et Tini les 12 et 13. Ces tempêtes, moins violentes que Dirk et Ulla sur la France, ont en revanche touché plus sévèrement la Grande-Bretagne.

Un début d'année très pluvieux accompagné d'inondations dans de nombreuses régions

Les mois de janvier et février ont été très pluvieux tout particulièrement de la Bretagne au Sud-Ouest ainsi que dans le Sud-Est.

La Bretagne a connu une succession de perturbations très actives souvent accompagnées de forts cumuls de précipitations, sur les sols déjà saturés depuis mi-décembre 2013. Ces pluies exceptionnelles, conjuguées aux submersions marines lors des grandes marées ont provoqué de sévères inondations. La pluviométrie du mois de février 2014 est ainsi la plus élevée de la période 1959-2014, loin devant celle de février 1990.

Suite à de fortes précipitations du 22 janvier au 5 février, le Sud-Ouest a également été touché par des inondations aggravées par un phénomène de submersion marine sur les départements de la côte atlantique, du Pays basque à l'estuaire de la Gironde.

Un épisode de fortes précipitations instables s'est produit dans le Sud-Est mi-janvier. Dans un contexte de sols déjà saturés, ces pluies ont provoqué des crues, des inondations et des glissements de terrain dans le Var et les Alpes-Maritimes.

 

Sécheresse record dans le Nord-Est d'avril à juin

À la faveur des pluies généralement faibles et des températures élevées, la sécheresse, amorcée en début de printemps des Ardennes à l'Alsace et à la Bourgogne, est l'une des plus sévères depuis 1959 pour les mois d'avril à juin. En avril et en juin, cette sécheresse a été exceptionnelle en Alsace et en Lorraine. Les forts cumuls de pluie du mois de juillet y ont mis fin.

 

Juillet-Août : cumul de précipitations record, faible ensoleillement et fraîcheur généralisée

Avec des cumuls de pluie deux fois supérieurs à la normale en juillet et un excédent proche de 50 % au mois d'août, le cumul moyen des précipitations sur la France en juillet-août a affiché une valeur record. Les quantités de pluie cumulées sur les deux mois dépassent 200 mm, ce qui en fait le cumul le plus élevé observé sur cette période depuis 1959.

Dans le même temps, l'ensoleillement a été inférieur à la normale sur la majeure partie du pays durant les deux mois. En juillet, de nombreux records de faible ensoleillement ont été enregistrés, en particulier des Alpes au Massif central.

 

Un nombre record d'épisodes pluvieux intenses accompagnés d'inondations sur les régions méditerranéennes en 2014

Depuis le début de l'année, on a recensé onze épisodes de pluies particulièrement violents sur le sud-est du pays, dont dix se sont succédé de la mi-septembre à fin novembre. Si ce type de situation n'est pas rare dans cette région en automne, la fréquence des épisodes méditerranéens observée cette année revêt un caractère remarquable. Le nombre de jours où les hauteurs de pluie ont dépassé 190 mm en 24 heures sur les régions méditerranéennes est le plus important depuis 1958, faisant de 2014 une année record de pluies intenses, devant 2003.

Durant tout l'automne, la France est restée sous l'influence d'un régime perturbé de sud piloté par un vaste système dépressionnaire persistant. Cette situation a favorisé la remontée de masses d'air chaud et très humide en provenance de la Méditerranée.

Les dix épisodes recensés en automne sont les suivants :

• 16 au 20 septembre : Languedoc et Cévennes
• 29 septembre : Hérault
• 6 et 7 octobre : Hérault
• 9 et 10 octobre : Hérault, Gard, Lozère et Ardèche
• 12 et 13 octobre : Gard, Lozère et Ardèche
• 3 au 5 novembre : Sud-Est et Est du pays
• 9 au 12 novembre : Provence et Corse
• 14 et 15 novembre : Cévennes et Cêtes d'Azur
• 24 au 26 novembre : Aude et Var
• 27 au 30 novembre : Sud-Est et Corse

Ainsi, de nombreux records de cumuls sur la saison ont été battus avec par exemple 722 mm à Bormes-les-Mimosas (Var), 1072 mm à Saint-Gervais (Hérault), 1366 mm à Génolhac (Gard), 1469 mm à Villefort (Lozère) et 1744 mm à Montpezat (Ardèche).

Sur l'automne, on a recueilli en moyenne sur le département de l'Hérault plus de 600 mm, soit près de deux fois la normale, ce qui constitue un record sur la saison. De même, l'Ardèche avec plus de 1000 mm, soit plus de deux fois la normale, a également battu un record sur la saison. De plus, dans ce département, le record annuel est d'ores et déjà battu avec près de 1900 mm cumulés sur les 11 premiers mois (précédent record : 1816 mm en 1960).

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